Page 9

Un peu de mon histoire...

J’ai rencontré fortuitement lors d'une mission à la Clinique des Essarts où le conduisais nos malades, des cadres d'une fédération, La F.I.T.P.A.T (Fédération Française Interprofessionnelle pour le Traitement et la Prévention de l’Alcoolisme et Autres Toxicomanies) regroupants seize associations similaires à la mienne nées elles aussi dans de grosses entreprises nationales (SNCF, PTT, RATP, EDF, PEUGEOT, POLICE NATIONALE ET CRS, AIR FRANCE, INSTITUT GÉOGRAPHIQUE NATIONAL, MUNICIPALITÉ DE LORIENT, de BREST, de CHERBOURG, de LYON , de ST ETIENNE, etc.) J'ai proposé l'adhésion de notre asso et je suis devenu quelques années plus tard le président de cette fédération jusqu'en 1992, date à laquelle j'ai dû me résoudre à proposer la cessation d’activité quand un certain Martin Hirsh, jeune émoulu Conseiller de la C.N.A.M de l’époque, nous a fait supprimer (à nous et quelques autres!) nos subvention de fonctionnement… La vache  !

J’ai enseigné l’Alcoologie dans les usines du Groupe Renault et aussi au sein des diverses entreprises précitées. J’ai été invité souvent à coanimer des conférences sur le sujet dans de nombreuses structures industrielles ainsi que dans des municipalités (Les Mureaux, Lorient, Lyon, St-Etienne) ainsi que dans la Police nationale et les CRS pour le compte du Réseau ANAS/APEL au Courbât Le Liège en Indre et Loire.

Après ma retraite Renault en 1993, j’ai continué en accord avec la Direction de gérer ma chère association ESPAM, bénévolement et à temps partiel sur le site de Renault Flins jusqu’en 2002. Je n’avais plus le bénéfice du véhicule de service, mais j’avais conservé mes locaux et j’étais autorisé à m'approvisionner en carburant à la pompe des Véhicules Usine pour alimenter mon véhicule personnel.

En 2004, un tout petit peu (à peine) poussé dehors en raison de gros problèmes de restructuration de l’entreprise (arrivée massive d'intérimaires et mesures drastiques d'économies !) et n’ayant plus de véritables appuis hiérarchiques dans la boutique, j’ai cessé définitivement mes activités alcoologiques et nous avons décidé mon épouse et moi de retourner finir nos vies en Anjou où nous les avions commencées.

Nous nous sommes sans difficulté établis au nord-ouest d’ANGERS dans un superbe appartement d’une résidence privée. (Les fenêtres donnant au sud et à l'ouest bien sûr  !) et j'y habite toujours avec autant de plénitude. Je ne m’en irai jamais plus d’ici et j’y mourrai centenaire c'est gravé quelque part dans le schiste angevin  !

 Afin d'occuper ma retraite j’ai adhéré peu de temps après mon retour à une Association voisine, « Les Habitants du Quartier Saint-Lazare, Sainte-Thérèse & Bichon » en 2005. J’en suis une fois encore, devenu le Président en 2007 et j’y ai servi 7  ans avec le plus grand bonheur.

J’ai perdu ma chère épouse en 2009 à la suite d’un affreux et rare accident cardiaque, une C.I.V (communication inter-ventriculaire) la Maladie bleue des jeunes enfants… Elle avait 72  ans…

J’ai à mon tour en 2011 vu gratifier mon vieux cœur d’une valve aortique et ma poitrine étant restée béante quelques instants, les chirurgiens du C.H.U. d’Angers en ont profité pour me pratiquer un double pontage coronaire non programmé au départ (détail sans importance, sans souffrance et sans préjudice subséquent.

Au repos désormais je suis l’un des deux vice-présidents de l’association depuis 3  ans. Ouf  J’ai aussi (et ce sera fini peut-être), reçu une Prothèse inversée de l’épaule gauche en 2015 après qu’un putain de camion m’ait, corps et vélo électrique, balancé à sept mètres d’une piste cyclable où je pédalais en sifflotant… Ça a coûté en ma faveur une indemnisation de 40.000 euros aux assurances et en prime, moins amusant pour moi, 70 % de perte d’usage normal de mon bras gauche, mon meilleur  !

Suite page suivante N°10